Normandie: Le prix de la liberté

Bonjour bonjour,

Chose promise, chose due, je reviens aujourd’hui pour vous parler de mes quelques jours de vacances en Normandie.

Le chéri étant éducateur sportif, je fais, de base, une croix sur les samedis et vacances d’été en commun. Aussi, quand on a vu qu’on pouvait prendre quelques jours ensemble avant Pâques, on n’a pas hésité 100 ans. J’avais vraiment besoin des ces jours off, loin du travail et de la routine quotidienne et, même si on a eu de la pluie et du vent tous les jours, je me suis quand même bien ressourcée et ça m’a fait un bien fou! Je n’aurais pas dis non à quelques jours de plus, mais on trouve toujours les vacances trop courtes !

On a commencé par le Mont Saint Michel parce que je n’y avais jamais été et que ça ne faisait pas un gros détour sur la route. En termes de météo, ça a été la pire journée: beaucoup de vent, beaucoup de pluie et très froid. Donc je n’ai pas tant profité de cette visite que s’il avait fait beau mais c’était sympa quand même

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Par la suite, nous sommes remontés jusqu’aux plages du débarquement. Une fois arrivé à notre hôtel, près d’Arromanches-les-Bains, nous avons suivi la départementale 514, autrement appelée « route des plages du débarquement ». Tout au long de cette route qui longe, notamment, Omaha Beach, on traverse plusieurs villages et fermes et on ne peut s’empêcher de penser qu’ils ont certainement jouer un rôle ce jour-là. Ces lieux ont une âme et sont chargés d’Histoire, ce qui se ressent quand on y passe.

Ce que je retiens surtout de ces jours passés là-bas, c’est que ça rend réel toute cette partie de notre Histoire. Ça a eu lieu, on le sait, on l’a appris, on connaît les chiffres, on a vu des documentaires, des films de reconstitution sur le sujet … mais en allant sur place, on se prend une vraie claque dans la figure et on prend conscience de l’ampleur de cet événement; des milliers d’hommes et de femmes qui ont sacrifié leur vie pour qu’on puisse être libre aujourd’hui. Et face à ça, on ne peut pas rester indifférents.

Arromanches-les-Bains est l’une des 2 villes où les anglais mirent en place un port artificiel dont la base fut construite en Angleterre et tirée par des bateaux depuis le large jusque dans la baie. Une fois la ville libérée, ils mirent seulement 8 jours à construire les ponts et à mettre le port en fonctionnement. Son but? Ravitailler les soldats déjà sur place et acheminer les renforts. Il ne reste que des vestiges aujourd’hui mais on imagine facilement la grandeur de l’installation à l’époque.

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La batterie allemande de Longues-sur-mer est la seule batterie encore en « état » aujourd’hui. La taille des canons nous laisse imaginer les distances sur lesquelles ils pouvaient faire des dégâts.

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IMG_9854Sainte-Mère-Eglise fut le premier village libéré par les parachutistes américains. Parmi eux était John Steele, parachutiste connu pour avoir atterri sur le clocher de l’Eglise après s’être pris une balle dans le pied qui a dévié sa course. Fait prisonnier par les allemands une fois descendu, il s’échappera quelques heures plus tard et rejoindra son régiment pour libérer les villes suivantes. Un mannequin en parachute est aujourd’hui accroché sur le clocher de l’Eglise en sa mémoire.

 

 

Le cimetière américain de Colleville-sur-Mer est un terrain de 70 hectares donné en concession aux Etats-Unis dans les années 50 afin d’y construire ce cimetière. Cette photoIMG_9895 ne montre qu’une infime partie de ce lieu qui compte un peu plus de 9000 tombes alignées de manière aléatoire, peu importe le grade ou le régiment du soldat. Alors oui, c’est très « américain », mais ça n’empêche pas d’être submergé par l’émotion dès qu’on y entre. Une fois cette émotion passée, on mesure le travail titanesque qu’a représenté la construction de ce lieu de mémoire. Avant son existence, tous ces soldats étaient enterrés dans divers cimetières provisoires depuis une dizaine d’années… On peut difficilement imaginer ce qu’on pu ressentir les personnes chargées de déplacer les restes des corps d’un cimetière à l’autre…

La pointe du Hoc. Les nombreux cratères et blockhaus en ruine présents sur cette pointe témoignent de la violence des bombardements alliés en ce 6 juin 44. Une fois la place « dégagée », des centaines de GI américains ont escaladé cette pointe depuis la plage, sous les tirs des allemands ayant survécu aux bombardements, sous la pluie et le vent, afin de prendre cette place forte de l’artillerie allemande.

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Pour nous remettre de nos émotions et terminer ces vacances, nous sommes montés jusqu’à Etretat (au Nord du Havre), célèbre station balnéaire. Bien que la ville en elle-même ne soit pas si extraordinaire, la plage, en revanche, est à couper le souffle. Avant ce voyage, je m’attendais à trouver des ressemblances entre la côte Normande et la côte de mon Finistère natal … Elles n’ont rien à voir mais sont aussi changeantes au fil des kilomètres l’une que l’autre.

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Etes-vous déjà aller là-bas? Qu’en aviez-vous pensé? Dites-moi tout! 🙂

Lorena

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2 réflexions sur “Normandie: Le prix de la liberté

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